Le Parfum (Histoire d'un meurtrier) Patrick S  

yioyi 40M
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7/22/2006 6:27 am

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7/22/2006 5:22 pm

Le Parfum (Histoire d'un meurtrier) Patrick S


"Cependant le peuple derriére la barricade, s'abandonnait d'une manière de plus en plus éhontée à l'effrayante ivresse affective qu'avait déclanchée l'apparition de l'assassin.Tel à qui sa vue n'avait d'abord inspiré que pitié et attendrissement était désormais plein de concupiscence toute nue; tel qui d'abord avait admiré et désiré, en était à présent à l'extase. Tous tenaient l'homme en habit pour l'être le plus beau, le plus séduisant et le plus parfais qu'ils pussent imaginer: les nones voyaient en lui le sauveur en personne,les suppôts de satan, le radieux prince des ténébres; les phylosophes l'Etre suprême; les jeunnes filles, un prince de conte de fée; les hommes , un reflet idéal d'eux mêmes. et tous se sentaient mis à nu et empoignés par lui à leur endroit le plus sensible, il avait touché eu centre même de leur érotisme. c'était comme si cet hommes avait eux dix milles mains invisibles et qu'a chacune de ces dix milles personnes qui l'entouraient il avait mis la main sur le sex et le caressait exactement de la façon que chacune d'entre elles, homme ou femme, désirait le plus dans ses phantasmes les plus secrets. la conséquence en fut que l'éxecution prévu de l'un des criminels le plus abominable de son époque dégénéra en la plus grande bachannale que le monde eût connut depuis le 2eme siécle avant Jesus Christ: de vertueuses épouses arrachaient leur corsages, dénudaient leur seins avec des cris hystériques, se jetaient sur le sol retroussant leur jupes; les hommes, les yeux égarés, parcouraient en titubant ce champs de chair écartelée et lubrique, ils extrayaient de leur culottes avec des doights tremblants, des membres raidis par quelque invisible gelée, s'abattaient avec un râle n'importe où, copulaient dans les positions et les configurations les plus impossibles, le veillard avec la vierge , le journalier avec l'épouse de l'avocat,le petit apprentis avec la nonne, le jésuite avec la franc-maçonne, tout mélangé comme cela se trouvait. L'air était lourd de la sueur sucrée de la jouissance,et tous plein des cris, des grognements et des gémissement de dix milles bêtes humaines. c'était infernal."

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