Les hommes et le sexe  

rm_chrisaline 56F
829 posts
4/21/2006 3:58 pm

Last Read:
7/9/2006 10:19 pm

Les hommes et le sexe

Fiction : « Vue de l’esprit et de l’amour d’un désabusé notoire et perfide. »
(Certaines femmes reconnaîtront peut être ici quelques comportements de mâles qu'elles ont connus)

Masturber une femme c’est inévitablement passer une bonne demi-heure à exécuter d’un doigt vibrant des cercles rotatifs ou contrarotatifs sur une zone plus ou moins marécageuse. C’est, tactilement, ne pas perdre en chemin la position du clitoris, élément clé de la victoire, turgescence sensible en amont de l’aven intime, la dépression lubrifiée, le tabernacle qu’il va bien falloir explorer.
Nous y voilà à insérer un puis deux, parfois trois doigts, puis touiller, agiter, y déceler d’obscures aspérités et glandules, s’inquiéter de l’état de son index et majeur à la sortie de ce réceptacle acide et corrosif.

Faute d’avoir à portée de main une serviette et trop poli pour essuyer la souillure sur les draps, vous n’avez d’autre choix que de besogner, doigts en l’air, enserrés par des bras tentaculaires et avides de tendresse, à sécher au vent ce mucus que vous devrez inévitablement, par la suite, desquamer à la brosse et à l’eau savonneuse.

La situation est plus délicate pour votre bouche au sortir d’un cunnilingus où tout se conjugue : le goût rance de la cyprine, les fragrances de laisses de mer - la tiédeur amplifiant l’exhalaison - qui fait que vous lapez, dardez de la langue, clitoris et matrice, en apnée, l’air contenu, l’étouffement proche. C’est un visage rubicond, apoplectique, qui se libère de l’étreinte crurale, de l’étuve, après jouissance de votre partenaire. Certes, une bonne chose de faite, seulement, votre bouche est désormais recouverte d’un gel translucide et puant, un gloss aqueux qui donne à votre peau, une teinte opalescente et une odeur de varech.
L’homme en position érectile devient, en ces instants là, une racine, un piédestal pour son sexe, tronc à la sève contenue qui reçoit, comme réconfort honorable à ce qui précède, la succion sangsuelle d’une bouche gloutonne.
Mais il faut en finir.
Pavanant le pavois en alerte, l’orgueilleux membre dressé, le devoir vous mène par le bout vers l’accomplissement de l’étreinte.
Insérez.

En bon mâle dominant, le va-et-vient n’a pour vous de sens que si vous observez attentivement le mouvement pilonnant du membre culbuteur. A ce moment là, votre turgescence est seule signifiante. Accomplissement viril de ce corps tendu par l’effort, cet outil de pénétration, mû par force hydraulique sanguine, à la fois trépan et vrille, doit obligatoirement rester vaillant, performance oblige.
En action, vous êtes concentré, à l’écoute des râles qui sont émis crescendo, satisfait à la fois de leur tonalité et des gouttes de sueur qui perlent sur vos muscles saillants de guerrier. Oui, vous êtes beau.
Ce faisant, vous allez tôt ou tard lui balancer votre flux, tel du venin sur la dépression dorsale qu’elle vous propose, le fessier rebondi en levrette. Cambrure du privilège, tant attendue, où vous pouvez à loisir imaginer un autre visage convoité ou fantasmé, sans être prié par d’incessantes suppliques de regarder celui-ci dans les yeux, moment de partage qui vous est insupportable.
Vous pouvez également, tout en écoutant psalmodier votre affaire, observer d’un œil distrait le cadre de vos ébats, les moulures du plafond, la qualité de la literie, le liseré du drap, éventuellement le grain de peau ou jeter un coup d’œil par la fenêtre, le regard lointain.
Après éjaculation et pâmoison réciproque, l’affaire est entendue et le débat est clos. La fuite vers la douche s’impose. Fuir, oui, les câlins pour purifier votre corps moite et souillé, apaiser vos tourments, revenir à l’état ante coïtum, se libérer du plaisir fugace tellement inférieur, dans sa chair, que celui procuré par la main dextre experte.
La solitude avant tout.

Vincent




rm_chrisaline 56F
582 posts
4/21/2006 4:02 pm

J'ai trop aimé le regard de ce vincent. Et la réponse de Josette est aussi une perle que je vous livre :

Et voila qu'arrive le moement fatidique, celui ou une fois seul tout les deux vous allez bien etre obligé de comblé le temps, et, comme tout couple se respectant vous vous deshabillez et attendez l'etre tant adoré nue dans votre lit. Le voila qui arrive deja le torse nu , aussi excitant q"une endive avec son vieux moulebite laissant echapper des deux extremites un petit bout de couilles tellement charmante. Vous ne pouvez vous empecher de regarder cette panse a biere qui chauqe jour s'installe, elles sont bien loin les plaques de chocolat. Enfin, il enleve son veiux bout de torchon offrant a votre vue son brave bout de boudin, ou plutot de concombre oubli" dans le frigidaire. Qu'il est sexy votre homme...Il vient tout contre vous et de ses mains moites vous palpent de haut en bas aussi agile comme vieil ornythoringue bigleux. Et la tout exister il vous attrappe la main et la colle contre son sexe. Plus de marche arrierre,on est bien obligée en avant c'est partit. On leprend entre nos doigts et on y va mon dieu qu'c'est amusant ce mouvement sans fin qui fait mal a la main et vous foule le poignet. Apres qques temps les deux mains epuisées on passe a la bouche. Pourvu qu'il se soit lavé. Evidemment c'etait bien trop demandé, il pue la vieille algue trouvée a knokke le zout, le gout jvous raconte pas.Le voila qui remue , tout emoustillé et vous enfonce sa verge dans lefond de la gorge. Celui on l'attendait le haut le coeur, la nausée, il s'rait pas temps d'gerber.
Qd soudain il se retire et vous colle contre le mur s'y reprenant a trois fois avnt de trouver le bon droit. ET plus ca va et plus il pue, geins comme un gros goret et vous irrite les levres. Au moins vous ne l'avez pas en face de vous et pouvez a loisir imaginez un autre vous contez des hsitoires ou encore lesmoutons. Surtout n'oubliez pas de bien le remercier de vous avoir evité la vue de sa face boursoufléé et rouge deformee par les grimaces de ses efforts.
Enfin, il vous injecte son immonde pudding , pousse un enorme rale et tombe la pour quelques temps apres s'endormir comme un ours en poussant des ronflements source de vos insomnies, vous laissant seul avec une gerbée de tetard que vous ne tardez pas a aller evacuer dans la cuvette. Au revoir les enfants. Vite une petite douche,et puis une bonne clope, et enfin au dodo, pour rever dun prince charmant qu'on sait maintenant inventé par nos meres, il faut bien passer le temps quandon baise.

Josette.


rm_partenaireh 41M
13 posts
4/29/2006 9:21 am

hi c moi,merci pour...


sylou663
123 posts
4/29/2006 2:32 pm

A lire la réponse de Josette, il ne fait pas beau vieillir pour les hommes.

Et dire qu'ils y croient toujours.

Sylou


blaff974 56M
1 post
4/30/2006 5:04 pm

C'est une façon de voir les choses.


rm_mikey33bxM 67M
28 posts
5/1/2006 4:10 pm

C'est bien le regard de deux désabusés (H & F) qui sont à la recherche de quelque chose qu'ils ne trouvent pas. La relation physique, peu tournée vers l'autre même si elle cherche quand même tant soit peu à l'amener au plaisir, ne comble pas le désir commun "de prince charmant", que chacun des deux a au fond de lui et qu'il ne satisfera que dans la tendresse complice et non dans la performance.
Je souhaite à tous de connaître cette tendresse et d'éviter ces comportements qui laissent bien insatisfaits.


rm_elle1962 56F
2066 posts
5/14/2006 6:48 am

Je témoigne que le portrait de l'amant de Josette correspond à une certaine réalité, hélas.
Osons même une quantification : au-delà de 40 ans, un mec sur deux (je sous-évalue volontairement) ressemble à ça et se comporte comme ça. Au-delà de 45 ans, c'est déjà les deux tiers.


rm_VOLCANIA17 55M
1350 posts
5/14/2006 12:36 pm

Je ne sais où vous les trouvez.

J'offre planète à habiter...

Sur mon monde, ils sont doux, drôles, pétillants, respectueux et savent lâcher prise. Debout, ils construisent en prenant le temps de l'Autre.

Les femmes gentilles, intelligentes, exigeantes, ouvertes chantent les notes de la joie, en fredonnant parfois et en criant leurs mots face à l'Océan, là-bas sur la Dune.

Le soir, tous se réunissent autour du feu, racontent des histoires, boivent fument et se retrouvent. Une machine à papotes permet de converser avec les absents.


Become a member to create a blog