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kamatela 59M
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9/1/2006 2:45 pm

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9/4/2006 12:18 pm

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Nous arrivons au troisième et dernier volet de la trilogie : comment arrêter d'aimer
Je tiens à remercier tabac info service pour sa documentation. Je m'en suis largement inspiré pour la rédaction de cet article
Je tiens également à vous remercier pour votre ecoute lors de cette espèce de psychanalyse sans divan.Je ne peux hélas saisir les hochements de tête, les mines surprises, accablées, défaites, courroucées, agacées, amusées, distraites, rigolardes, désolées, choquées ...
Suite à ma rupture avec Aurélia, je commençais à ressentir le syndrome de manque.
Le matin, le lit était vide, plus de blonds cheveux sur l'oreiller, de corps chaud et soyeux, de coeur qui bat, de respiration tranquille, de bisou dans le cou, de bonjour endormi, de sourire alangui.
La journée, les images d'Aurélia me revenaient en mémoire.
J'étais atteint d'une division de la personnalité.
Une partie de moi, celle qui réfléchit, qui compte, qui calcule, pèse le pour et le contre, appelons la ATELA, voulait couper les ponts, déchirer les photos, brûler les cartes postales, renvoyer les cadeaux, jeter, éliminer toute parcelle d'effluve de l'amour défunt.
L'autre partie de moi, appelons la KAM, se disait que ce n'était pas fini, que l'on pouvait recommencer, comme "ces amants qui ont vu deux fois leur coeur s'embraser". KAM guettait, attendait, espérait un coup de téléphone de l'inconstante.
Le soir, plus d'oreille attentive, aimante et compréhensive pour étalonner ma journée à l'aune de la vie de mon amoureuse. Plus d'étreinte, de corps à corps passionné, de "bonne nuit" confiante et pleine de promesse d'un nouveau matin.
Les fins de semaine, plus de promenade la main dans la main, de découverte mutuelle, dans les rues, les bois, la ville, plus de danses complices, de regards miroir.
La dépendance psychologique se faisait sentir : je devais éviter les lieux qui me rappelaient Aurélia, les amis communs,je sortais de chez moi avant six heures car c'est l'heure à laquelle elle rentrait et se pressait un jus d'orange, j'essayais de m'occuper les mains et l'esprit.
Récemment, lors d'un voyage, je suis retourné sur les lieux de mes anciens amours dans une ville du sud de l'Europe
Sur une place, près de la cathédrale, j'avais écouté avec Aurélia un violoniste
Cette fois, j'étais seul, le violoniste jouait le tango argentin du désespoir total, suivi des feuilles mortes que l'on ramasse à la pelle. Cette ironie du hasard m'a donné un grand coup au plexus, et j'étais groggy comme un boxeur avant le KO
Je n'arrivais plus à dormir, ressassant des histoires anciennes, remontant le temps, regrettant, maudissant, jurant.
J'augmentai mon activité physique à tel point que je me suis endormi de fatigue et de manque de sommeil, et suis tombé de vélo, tôt le matin, me cassant les deux poignets.
On me conseilla les substituts, mais, lorsque l'on a goûté à un véritable amour, que vaut une parenthèse d'un soir, un succédané, un ersatz ?
J'avais toujours la fringale, je me remis à fumer comme une cheminée.
Peu à peu, j'arrivais à oublier. Je buvais un grand verre d'eau ou de lait, mangeais un fruit, passais un coup de téléphone.
Et, quant aux relations sérieuses, mon coeur était trop rempli d'Aurélia pour accueillir un autre sourire, un autre chant, une autre sirène.
Il m'a fallu du temps, j'ai surmonté un début de dépression, où je fus un zombie pendant plusieurs semaines.
J'ai beaucoup discuté avec des amis, échangé des expériences avec d'anciens dépendants
Pour finir, je dirai que je suis prêt pour un prochain amour. Nous sommes tous des condamnés à mort en sursis et seul l'amour vaut le prix de la vie.
Le petit conseil d'Onc Kam : attention aux arnaques, aux serveurs bidon, aux fausses listes, aux hotesses masquant un standard ou un salon de discussion complètement vide, aux soirées particulièrement déprimantes animées par un personnel apathique, aux sites de rencontres renvoyant vers des sites de pornographie, voire de prostitution (live show).
Stay gold, restez vous même, là est votre richesse et votre valeur
Amicales révérences aux dames et demoiselles, sincères salutations aux messieurs
Onc Kam


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