Consid  

Martock33 45M
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3/30/2006 4:03 pm

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3/30/2006 4:06 pm

Consid


*** Le syndrôme post-menstruel ***

Alors que je vivais en couple, à chaque mois, ma compagne avait ses règles, comme toute femme normale. Elle me tenait au courant au sujet de ses jours; c'était d'autant plus important qu'elle ne prenait pas la pilule et que, par conséquent, nous pouvions mieux savoir ce que nous pouvions et ne pouvions pas faire à tel jour du cycle.

Ceci m'a poussé tout naturellement à m'intéresser à ce fameux cycle hormonal, en me basant sur ce que j'observais chez ma partenaire. Étant très lié à ses états d'âme, parce que je vivais alors intensément cette relation exclusive, avec peu de contacts extérieurs au couple, je me suis vite rendu compte de particularités très intéressantes, dont je vous fais part à l'instant.

Par pure observation, et avant même d'étudier la question de manière plus théorique en me basant sur la littérature existante, je constatais avec plaisir que tout de suite après la fin de ses règles, vers le jour 5, alors que ce n'était justement plus le temps pour moi de faire des folies (trop dangereux pour la faire tomber enceinte), ma partenaire affichait [progressivement] les particularités suivantes:

collante; désireuse de se fondre à moi; cajoleuse; elle me donnait des noms affectueux, toujours les mêmes ("amour", "A", "baiseur", et même "maître"); elle parlait de certaines de mes qualités ("tu es intelligent", "tu es beau", etc), chose qui, bien évidement, me mettait bien à l'aise, me faisant gonfler le torse, me rendait souriant, etc; elle tenait à rester en contact téléphonique prolongé lors de distanciations obligées; elle disait alors qu'elle s'ennuyait de moi; voix douce; elle se foutait que je fasse mal la vaisselle ou que je ne la fasse pas du tout, ou bien elle me le disait, mais avec une grande candeur, pas sur un ton sec; elle arrêtait de faire des choses que d'habitude elle faisait "machinalement" (surfer sur le net, jouer à des jeux sur son ordinateur, sortir avec des amies, etc) pour me réserver tout son temps. Vers les jours 9-10-11, c'était très chaud, dans tous les sens du terme. Les choses qu'on peut vivre pendant cette période si courte, c'est selon moi un remède éprouvé pour "soulager" (et non soigner) toute forme de dépendance affective chez le partenaire masculin.

Vers les jours 23-24, je subissais le bon vieux syndrôme pré-menstruel, phénomène mieux documenté celui-là, sans doute parce que la médecine moderne, source du savoir crédible à propos de la conception, s'attache davantage au méchant à ce niveau, à ce qui est malade ou problématique, et il faut bien leur pardonner, car ce n'est pas le rôle des scientifiques de dire des boniments à propos de ce qui entoure un phénomène. La maladie, c'est leur objet de focalisation favori. Ils servent à ça. Pas moi.

Pendant la dernière semaine du cycle, selon mes observations d'amoureux attentif et engagé (pas scientifique), ma partenaire affichait les particularités suivantes (dès le huitième ou neuvième jour suivant l'ovulation):

critiques acerbes portant sur mes us et coutumes elle disait qu'elle pouvait vivre seule; elle parlait d'argent, de propreté des lieux, des tâches ménagères, de toutes les choses qu'on ne veut pas entendre; elle remettait parfois en question l'existence même de notre couple (cela survenait toujours vers ces jours là, quand ça survenait); elle était si dure, que les fois où j'ai pleuré devant elle, c'était lors de ces jours "déprimants"; je parlais peu ces jours là, car dès que je faisais une envolée, elle tuait dans l'oeuf tout ce que je disais, critiquant, me comparant négativement, etc. La méchanceté incarnée. elle était froide et distante.Il semble bien, d'après mon expérience, que le fait que ma compagne ne prenait pas la pilule y soit pour quelque chose dans ces écarts que j'ai observé. En effet, je n'avais pas observé ce phénomène dans mes relations antérieures; elles prenaient la pilule.

Néanmoins, et bien que le pauvre homme que j'étais au jour 23-24 enviait les jours post-mentruels de ma compagne, je suis d'avis qu'on ne devrait jamais intervenir artificiellement pour modifier les processus hormonaux.

La vallée fait la montagne;

La poussée subite d'oestrogène en la femme après ses règles fait grimper la testostérone dans l'homme.

Si tout est égale, à moitié chaud, à moitié froid, on dit que c'est tiède.

C'est cette tiédeur post-pilule (après les hippies) qui est sans doute à l'origine de la disparition des gentlemen (pour les femmes), et des femmes amoureuses (pour les hommes).

La joie du nid, c'était fini.

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