Etes-vous, sommes-nous  

rm_achille492 45M
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5/11/2006 7:09 am

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5/13/2006 5:53 pm

Etes-vous, sommes-nous


Suite à différentes discussions sur les tchats, lectures de profils et remarques (et conseils ; merci encore… qui m’ont été directement adressées, les avis semblant divergents, souvent, je me suis demandé ce que c’était qu’être « libertin » puisque beaucoup semblent se référer, dans leur conduite et leur pensée, à cette « philosophie », et j’ai donc fait quelques recherches…

« Etymologiquement le mot vient du latin : libertinus « affranchi », dimin. de libertus « id. » de liberatus part. passé de liberare « libérer ».

Selon les époques et au fil du temps, le mot a subi quelques variations de sens :

Celui, celle, qui a une conduite, des mœurs très libre(s); qui s'adonne sans retenue aux plaisirs de la chair. (Définition d’aujourd’hui)

Qui refuse les contraintes, les sujétions; qui manifeste un grand esprit d'indépendance, qui fait preuve de non conformisme.

Qui refuse le dogmatisme des croyances établies ou officielles et en particulier celui de la religion et la contrainte de sa pratique. Synon. Libre-penseur

Qui est inspiré, motivé par le dérèglement des mœurs.

Qui refuse les contraintes, chez qui la gêne est absente, qui a du goût pour la fantaisie.

Historiquement il y a eu deux courants successifs mais qui ont fini par coexister :

Libertinage de pensée :
Relecture des théories du philosophe grec Épicure, le libertinage est un courant de pensée né au XVII° siècle, développé en Italie, et qui débouchera au XVIIIe siècle sur la notion de raison critique des philosophes.
Matérialistes, les libertins considèrent que tout dans l'univers relève de la matière, laquelle impose, seule, ses lois. Le plus souvent athées, ils estiment donc que la compréhension du monde relève de la seule raison, reniant, pour beaucoup, la notion de créateur.
Alors que la monarchie française repose sur une légitimité divine, l'on comprend facilement la menace que pouvaient représenter des individus se voulant indépendants de toute règle imposée du dehors par la morale ou la religion, établie par l’Église, l’État ou la Tradition. Ce d'autant que les libertins appelaient de leurs vœux l'apparition d'une société reposant sur le mérite (et non les privilèges...), dans un esprit de justice et d'entente sociale.
Si l'on ne retient aujourd'hui volontiers que l'aspect sensuel et vaguement immoral du libertinage, ce rejet d'une morale fondée sur la vertu n'est finalement que la conséquence de leur philosophie : l'absence de Dieu légitime l'envie de jouir de sa vie terrestre et cette quête, qui ne se fera néanmoins pas au mépris d'autrui, est le but ultime.
Libertinage de mœurs
S'engouffrant dans la brèche ouverte par les libertins de pensée, certains ne se contentent pas de se libérer de toutes contraintes imposées par la tradition pour penser mais aussi pour agir à leur guise en ne se fixant aucun frein moral. C'est le libertinage de mœurs.
Les libertins de mœurs se réclament du même courant philosophique que les libertins de pensée mais leurs excès ont contribué à discréditer le premier mouvement (profanation de lieux saints, blasphème, débauche sexuelle...). Tout est bon pour satisfaire leurs désirs, ils pratiquent sans remords le cynisme et l'hypocrisie, le type même développé par Molière dans sa pièce Dom Juan. »
Il ne faut pas voir en moi la volonté de donner des leçons à qui que ce soit ; d’ailleurs toutes ces définitions de « libertin », « libertinage », ne sont pas de moi ; simplement je voudrais que chacun, avant de faire des remarques, des critiques, ou simplement de donner des conseils, fasse sont « autocritique » avant de déclarer subjectivement que untel ou untel a ou n’a pas le « profil » du « libertin », a ou n’a pas le droit de penser mais surtout de dire ce qu’il pense. Car, chacun l’aura compris à cette lecture, ce qui doit dominer c’est la LIBERTE, pour les uns comme pour les autres.
C’est donc mon droit le plus strict de dire ou de penser ce que je veux, quand bien même selon les critères arbitraires de certains (les miens le sont sans doute tout autant, donc…, ça ne se ferait pas trop d’agir de telle ou telle manière…
Libre à chacun de préférer telle ou telle partie des différentes définitions, mais la pierre de voûte, le fil conducteur reste tout de même la « liberté ». Pour cette raison, je conserverai ma liberté de ton et d’esprit comme vous avez le droit de conserver la vôtre. L’essentiel est donc te faire converger ce que nous jugeons être notre (nos) liberté(s) pour mieux dialoguer et nous rencontrer…

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