REDECOUVRIR LA LIBERTE EN AMOUR !  

couple_tendresse 29M/34F
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5/8/2006 2:03 am

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9/15/2006 3:11 am

REDECOUVRIR LA LIBERTE EN AMOUR !

Dans notre vie amoureuse, ne répétons-nous pas indéfiniment des rôles que nous n'avons point écrit ? Sommes-nous plus libres, en tant qu'amants, que lorsque nous jouons la comédie sociale, dans nos fonctions de patrons, secrétaires, enseignants...? En principe, la vie dite intime pourrait être le lieu de l'invention et du déploiement de nos diverses potentialités. Et pourtant...

Les Bidochons semblent devenus l'idéal auquel aspire une société unanime ! Car quoi de plus ringard que tous ces couples de jeunes entre 20 et 35 ans, qui vont au supermarché le samedi, déjeunent chez papa-maman le dimanche, et poussent même la dépendance à partir en vacances ensemble ? Cette vie bien rangée se mène souvent depuis le lycée, et c'est la mise en pratique d'une idéologie typiquement pétainiste : surveillance mutuelle, fidélité, restriction des expériences ! Même ceux qui n'ont pas réussi à établir une telle relation y aspirent, comme si c'était un idéal et non, au mieux, un arrangement plus ou moins sécurisant.

D'où vient qu'un système de couple si réactionnaire non seulement soit devenu l'idéal de toute une société, mais ne soit même plus dénoncé comme limitatif, et qu'il n'y ait pas de contre-modèles proposés ? Le sida a bien sûr causé un mouvement de repli, mais parlons crûment : y a-t-il obligation d'adopter un mode de vie stéréotypé parce qu'on ne peut plus pratiquer sans précautions la pénétration anale ou vaginale ? D'ailleurs, une fois que ces messieurs savent enfiler un préservatif, cette maladie n'impose pas une façon de vivre.

Mais il faut aller plus loin. L'existence des risques dans la pratique sexuelle banale devrait encourager l'invention : après tout, il n'y a pas que la pénétration ! La meilleure idée contre la menace n'est pas seulement le préservatif, mais la sensualité et le flirt : ainsi, il existe depuis des années des groupes de "massage sensitif", activité initiée par Claude Camilli et comportant tout à la fois l'effleurement tendre et l'échange de paroles... Au lieu de nous obséder sur la pénétration et ses dangers, les campagnes et les films de prévention devraient aussi montrer l'existence de telles pratiques, prouvant que l'on peut s'épanouir sans risques, jusqu'à un certain point du moins.

Ainsi, ce n'est pas le sida qui nous oblige à un mode de vie unidimensionnel, c'est la société qui utilise ce prétexte pour imposer un modèle. En plus du HIV, on utilise pour faire taire les voix discordantes un mythe sous-jacent : la normalité ! Le couple est normal, ceux qui n'en veulent pas ou proposent de vivre autrement sont des "anormaux", des malades en somme, et cette peur diffuse d'être considéré comme "anormal" empêche les rares personnes qui auraient une velléité d'invention amoureuse de s'exprimer.

On constate aisément la réaction de malaise, profonde et diffuse, lorsqu'on propose une relation différente. Si vous dîtes qu'il y a en vous plusieurs personnalités, et que vous souhaitez vivre des amours multiples mais durables, par exemple laisser croître simultanément 3 relations amoureuses, quelle partenaire pourra l'accepter ? La jalousie est considérée non seulement comme "allant de soi", et même comme un affect sain, qui ne doit pas être remis en question, ni être comparée à l'instinct de propriété. Dès que l'on ose discuter le couple fermé, on favoriserait le divorce, "comme la génération de 68". Mais soyons lucides : les jeunes gens qui vivent depuis l'âge de 16 ou 17 ans ensemble, et font des enfants à 21-22 ans, divorcent-ils moins ? Sont-ils fidèles ? Eux aussi ressentent la lassitude, et se trompent hypocritement, introduisant le risque du sida par peur d'avouer leurs frasques. Tous ces cas montrent à l'évidence que le couple traditionnel n'est pas plus viable que des formes différentes, et n'a pas le droit d'interdire d'autres façons de vivre.

Dans le domaine des jeux sensuels, on retrouve aussi le mythe de la normalité. Essayez de demander à une fille si elle voudrait jouer à lutter ou recevoir un massage sensitif, deux pratiques purement non-sexuelles et où chacun pourra rester en partie vêtu, premier point, elle n'aura jamais entendu parler de telles pratiques ; maintenant, si elle sait ce dont il s'agit et même si cela l'attire, bien peu se l'avouera et assumera cette expérience, de peur de se juger elle-même comme anormale, voire frigide ! De plus, elle vous soupçonnera de ne pas être sincère, et de cacher derrière une proposition biscornue un prétexte pour aboutir à une relation sexuelle. Il est entendu que "tout le monde" n'aspire qu'à un certain type de rapport physique, à savoir l'acte sexuel assaisonné de quelques préliminaires, et que la sensualité et les multiples jeux ambigus, toute la zone qui s'étend entre l'effleurement et la caresse ne peuvent être exploré pour eux-mêmes...

On pourra rétorquer qu'il existe heureusement des pratiques marginales, d'ailleurs de plus en plus "en vogue", par exemple la bisexualité ou le SM, le voyeurisme, les exercices du tantrisme, la lutte mixte... On trouve même à Paris un club où des hommes et des femmes pratiquent des combats érotisés, comme ce qui se passe de plus en plus dans le monde anglo-saxon. Dans un genre très différent, il existe désormais en France, comme en Suisse, des cours de taoïsme, inspirés par Mantak Chia, avec exercices de visualisation, de respiration et de sensualité, en vue de déclencher des commotions énergétiques.

Effectivement, pourquoi se restreindre ? Au niveau sensuel, explorons, et du moins faisons connaître l'existence d'une riche variété de pratiques, allant de la caresse légère à l'énergétique du taoïsme et de la méditation sensuelle... Affirmons que l'on peut être équilibré sans s'enfermer dans le couple et sans nécessairement préférer à tout la pénétration sexuelle normative.

Pour réussir cette évolution des esprits, il nous faut résister à la propagande des médias et du cinéma. Il est étonnant de voir à quel point celui-ci notamment véhicule une imagerie purement réactionnaire (désolé de réintroduire cette vieille mais adéquate notion). Le couple hétéro y est bien sûr omniprésent, mais si par hasard il y a l'idée d'un trio, cette "extraordinaire" tentative d'être trois deviendra le sujet du film. On produira au mieux du "Jules et Jim" en moins talentueux, sans aucune évolution en une vingtaine d'années ! Au lieu de montrer, par exemple comme élément de décor, des gens qui vivraient autrement, un couple homosexuel, ou interracial, ceci fait l'objet de certains films, soulignant le caractère exceptionnel et incertain de ce qui échappe au couple traditionnel. Maintenant, prenons les films grand public. Dans les séquences suggérant la relation sensuelle, les images propagent systématiquement une pratique stéréotypée. Quand on voit un homme et une femme (évidemment habillés ou sous des draps, mais là n'est pas la question) la plupart des films américains montrent d'abord les amants s'embrassant sur la bouche, puis on comprend que l'homme touche les seins de la femme et enfin il finit par se coucher sur elle. Quand par hasard il est suggéré que c'est la femme qui peut-être chevauche l'homme, vous pouvez être sûr d'une chose : vous tenez une méchante ! Normal, de la part d'une telle anormale !

Pourquoi certains plans ne suggèrent pas de temps en temps que les hommes s'agenouillent devant une femme ? Rien qu'en évoquant cela, on comprend qu'une telle image est impossible, montrant bien à quel point la séquence gestuelle entière de la relation amoureuse est délimitée, ritualisée, codée d'une façon rigide.

L'analyse des revues, des débats publics, montrerait sans doute aussi une propagande à la fois pour une structure de couple, toujours la même, et pour un certain style de rapports physiques. Mais je laisse le soin à d'autres de reprendre cette enquête !

Il est temps de se réveiller, et d'affirmer notre liberté, non pas pour prendre des risques inconsidérés avec le sida, mais pour redécouvrir la sensualité, le flirt, et l'ouverture aux autres, qui existe enfin lorsqu'on décide d'inventer - un peu - sa vie !

Selon certaines statistiques, 60 % des hommes et 40% des femmes ont des relations extra-conjugales. Si la monogamie est notre état naturel, pourquoi est-ce qu'elle n'est pas plus facile à appliquer?

Actuellement, plus de 50 % des mariages finissent en divorce . La monogamie est-elle vraiment synonyme d'engagement? Et pourquoi ne pouvons-nous pas nous engager avec deux personnes simultanément?

L'espérance de vie en France est actuellement de 78 ans et certains d'entre nous vivront au-delà. Une personne peut-elle vraiment satisfaire tous nos besoin de romantisme, intimité et passion pour toute une vie?

Depuis notre enfance, on nous enseigne que quelque part dans le monde, il existe LE partenaire qui n'appartiendra qu'à nous. Comment le trouver parmi près de 6 milliards de personnes qui vivent sur la planète?? Si vous trouvez votre âme sœur , allez-vous soudain arrêter d'être attirés par d'autres? Que se passe-t-il si nous trouvons effectivement notre âme sœur, et si nous évoluons et changeons avec le temps?

Nous avons abandonné les idées victoriennes (et certaines idées catholiques) concernant les classes, la médecine, la race, la religion, les femmes, la famille, etc... Qu'y a-t-il de sacré dans ce modèle de famille-là? A qui devrions-nous permettre de nous dire qui nous pouvons ou ne pouvons pas aimer?

En théorie, toute relation entre deux adultes consentants est actuellement légitimée et protégée par la loi, sans distinction de race, religion, classe sociale, orientation sexuelle, nationalité etc... Qu'en est-il de trois ... ou plusieurs adultes consentants?

L'amour est-il un gâteau? Est ce que le fait d'aimer une personne diminue votre amour pour une autre? Si nous pouvons aimer plus d'un parent, enfant, frère, sœur, ou ami, alors pourquoi pas plus d'un amant?
Le fait d'aimer une personne est-il une bonne raison pour arrêter d'en aimer une autre? Pourquoi devrions-nous nous sentir obligés de choisir entre deux (ou plusieurs) personnes que nous aimons??...

Saviez-vous que...des recherches poussées ont montré que la monogamie peut avoir des effets secondaires et même mener à une monogamite chronique?...


rm_tesail 40M/40F
33 posts
7/17/2006 5:47 am

en theorie c'est bien jolie mais sur le terrain c'est autre chose concilier tous ses pensees n'est pas une mince affaire et necessite des qualitees humaine que beaucoup n'ont pas et encore plus rarement sur ce type de site de rencontre ils ne parler pas d'aimer mais de baiser personnelement je ne pourrais jamais me contenter d'aimer qu'une personne trop de sentiments a donner je pense le seul souci que j'est maintenant c'est de gerer ces multiples relations sans oublier de m'accorder du temps bis


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