Amours musicales - Classique - 4  

VOLCANIA17 53M
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4/13/2006 10:52 am

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4/29/2006 12:24 pm

Amours musicales - Classique - 4


Ca y est, elle a un appartement. Je monte les marches, en courant malré le 7ème étage. Escalier étroiT, un peu sombre, qui fleure la cire d'abeilles et le désir inassouvi. Une porte. Close. Je sonne.

Ses yeux s'allument lorsqu'Elle m'ouvre. Bouche ouverte, tête nue, elle ne dort pas, sa poitrine frissonne et se soulève comme le battement d'un animal pris au piège. Pourtant, seul le bonheur la prend.

On s'embrasse, longuement, totalement. J'adore l'embrasser, elle adore nos baisers, sans fins, affamés.

L'appartement, pour le peu que je vois, est petit: une pièce principale avec une kitchenette, un canapé, des rideaux par terre, pas encore posés, une chambre peite ou le lit prend presque toute la place, le calme au 7-ème étage.

En face, quelques appartement sous les combles aussi, fenêtre ouverte malgré la température de janvier.

Nos mains se cherchent s'égarent, se veulent. On tombe, enfin. Première fois que l'on s'allonge. Emboîtés, violents. Tout est violent à partir de cette chute. Vêtements arrachés, bouche à bouche, coeur à corps. Elle gémit dès que je la touche, tout son corps n'est plus qu'attente et eros, le mien, c'est pire.

Elle me découvre, tendu, dur, lourd, vibrant.

J'ai bandé avec elle comme jamais, au téléphone, à 10 000 km de distance, à chaque fois que ses rêves partaient vers moi, ma queue se tendait, sans raison, quelque soit la distance ou l'heure. J'en suis sur, le phénomène était tellement amusant (et gênant parfois) que nous avions fini par mesurer tout ça, avec heure des réveries et heure des bandaisons. Ca collait parfaitement. Notre possession et notre capacité à uitliser nos sens est vraiment ridicule en regard de leur puissance...

Allongés, je la pénètre de mes doigts, de ma langue, elle fond, elle coule, je ne suis plus que tension, elle est partout, coulée, serré, fondue.

Des cris brefs s'échappe de ses lèvres, halétements douloureux de femme dont le désir devient trop fort.

A l'époque, je venais de faire mon deuxième enfant, j'aimais (et j'aime toujours) ma femme, c'était une des premières fois que je la trompais. Non pas que je n'ai pas eu d'aventures, mais la force de ce qui nous emportait allait très au-delà du simple désir de sexe. L'attente, la Beauté, le plaisir d'être ensemble partout, l'exploration infinie de tout ce qui nous rapprochait, tout cela était si au-delà de ce que j'avais pu imaginer.

Par ailleurs, il faut vous dire que du haut de mes 27 ans, si j'avais beaucoup séduit, je n'avais cependant pas de vrai titre de gloire sexuelle à mon actif: trop puissant, trop pressé, désireux de montre mes belles érections, moins de savoir ce qui faisait vraiemnt vibrer une femme...

Je ne sais pas non plus à quel point je vais être coupable ou non, si je veux vraiment me lâcher ou pas, ....

Au moment de la pénétrer, je m'arrête, et rentre doucement, lentement, si lentement, chaque molécule de peau intérieur à découvrir, à gôuter. Elle crie. Vraiment fort. Un eéternité. Tout le temps de notre relation, elle croisera ses voisins avec un regard ironique, elle si sage quand on la voit dans la rue, si réservée, elle se donne totalement.

Au bout, je m'arrête, la regarde, lui demande si c'est ce qu'elle veut, lui dit ne pas être sur, d'avoir peur de son amour, de refuser cet amour...

Et je sors. Elle jouit sous mes mains. Avec une intensité égale à la frustration. On s'endort briévement. Le désir est toujours là si fort. Je m'enfuis.

Je reviens le jour d'après.

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