Continuons dans la passion, celle du rapport  

MVinz 31M
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5/30/2006 2:45 pm
Continuons dans la passion, celle du rapport


Voilà, un film sortie il y a a peine un mois qui est de toute magnifiscience, de tout eclectisme et d'une profondeur à entreprendre non la compréhesion à l'homosexualité mais à son admiration quand aux indélicates et innéfables insolences qui ne l'épargne :

Les filles du botaniste...un beau message

Dai Sijie nous livre une oeuvre délicate, teintée de douceur prise d'un monde sévère et brute, il la sublime d'une île de la possibilité.
Le contraste d’une chine qui se modernise, ne se sentant pas encore le devoir de juger son homophobie, chevauche sur sa beauté nature, celle qu’on ne peut empiété. On parade dans son début comme dans sa fin, dans ces paysages splendides, où la civilisation décroît et où celle qui reste continue de l’admirer. Mais le contraste se trouve bien plus ingénieux, car la source de tout lien réside sur cette petite île, coincée entre les maisons nouvelles qui s’érige sur la rive, où les interdits prennent gardent dans les traditions et où les espoirs sont créés en secret.
Mr Chen, éminent botaniste dont la science florale s’étend jusque dans la maîtrise de l’eau en passant par une connaissance assidue de la médecin traditionnelle, est un homme de moral. On comprend toute l’influence de ses valeurs dans cette Chine hermétique des années 80, et lui plus que tous, détenteur de ce paradis terrestre, ne peut les remettre en cause. Mais il paraît ne pas suivre ces évolutions, ce progrès qui fait l’ascension de la Chine. Elles l’angoissent, de sorte d’accentuer son isolement. C’est avec peine qu’il gagne la ville, sous la contrainte d’une envie culinaire, sous la gène devenue honte de recevoir quelques présents de celle qu’il prend pour monstre.

Cet amour pleuré se détache d’une société qui préfère alors un remord aux pleurs qui délivrent.
Son message est d’autant plus beau qu’elle n’accable pas cette Chine là, car il semble bien que d’aucun moment leur union n’aurait été dénoué dans la passion, dans la violence des chinois, l’exemple d’un moine qui dans sa sagesse a choisi depuis longtemps l’amour à la haine, la paix dans le cœur à un esprit en guerre, reflète toutes ces disparités et l’idée qu’un espoir, qu’un rêve même issue d’une fin atroce n’est pas vain.
Le corps de ces femmes est dépeint à la manière des reliefs de ce pays : formes façonnées des vallées verdoyantes, lisses aux ruisseaux les jalonnant et sensuelles qui rappelle que toutes ces traditions ne sont pas détestables mais qu’elles se doivent de regagner leur paisible origine.
C’est tout d’abord les valeurs sèches de l’autorité qui nous peinent ‒ le communisme qui n’a jamais sut s’emparer des terres lointaines de Chine ‒ et sa pensée explicite que cette histoire en est une parmi d’autre, de destins autrement noués, autrement perdus…

Outre cela, un duo d’actrices sincère, émouvantes chinoise et métisse ( fait sur lequel le réalisateur ne s’attarde pas, comme pour focaliser le réel problème de cette époque passée, à savoir la racisme dans l’amour, non dans l’origine ) qui nous livrent là une relation pleine de pudeur mais dont la raison n’est pas remise en cause, seul les moyens de l’éterniser sont recherchés.
Un film à voir car délicat, poétique et agréable ( même si le troisième quart du film pêche un peu dans l’ennui, il reste une compréhension de la mise en scène à déguster ).
Voilà bien longtemps que je n’avais pas vu une salle restée assise à considérer l’œuvre qui vient de lui être offerte durant la quasi totalité de son générique. Ma façon de l’interpréter est dans le rôle d’une musique parfaite qui compose chaque image de son élégance et qui même dans un sombre défilement de noms ignorés, accroche notre réflexion dans l’instant où la saveur du film contemplé n’en est qu’a son commencement.

Un beau message...tant de personnes et de choses perdues pour l'intolérance...

P.S. : Ce film n'est pas, comme beaucoup se le croit, à comparer avec Brokeback Montain sur la " mode " des thème liés à l'homosexualité car il paraît évident que les deux cinéastes n'étaient pas au courant du projet de l'autre lors de la réalisation de leur oeuvre !

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