Plusieurs  

Chloros2 32M
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3/5/2006 10:41 am

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3/5/2006 9:27 pm

Plusieurs


Dans ma tête. On est beaucoup, dans ma tête.

Pour moi, l' amour, c' est avec la haine l' une des rares choses qui soit indivisible. Vous pouvez haïr l' humanité toute entière avec la même intensité qu' un unique individu. Et pareil avec l' amour.

Ainsi, dans ma tête, j' ai ce vieux fantasme, celui du trio F-F-H. Je les aimerai, ce serait réciproque, elles s' entr-aimeraient, et il n' y aurait pas de "j' aime plus celle - ci que l' autre", puisque l' amour est indivisible. Je les aimerait toutes les deux, sans aucune préférence pour l' une ou l' autre, c' est ça qui semble difficile à comprendre pour un esprit obtus.

Mais il y a évidemment le problème. The problème. Moi. Dans ma vision du monde, je possède 2 façons de voir très très distinctes.
Dans la pratique, dans la réalité, c' est comme si...comme si j' étais un homme fidèle. Quand j' aime une fille, toutes les autres ne semblent pas compter.
Et pourtant, je me définis comme plutôt libertin. Si j' avais une petite amie et qu' un autre oiseau venait à se présenter à une relation, fut-elle d' un soir, je ne pourrais m' empêcher d' accepter.

A la fois fidèle et pervers. C' est peut-être parce qu' aussi, une fille qui me plait, c' est avant tout une fille qui prend son pied non seulement à parler avec moi, mais aussi...au lit.

Je ne sais pas à quoi ressemble la "fille idéale". Tout ce que je sais, c' est que pour rentrer dans ma sphère, pour que je la considère comme autre chose qu' une simple connaissance lointaine, il faudra qu' elle fasse ce que seuls 2 personnes vraiment intimes font.

Paradoxal, non ?

Horrible ? Oui, peut-être. Je suis un monstre, après tout. Laid, difforme, toujours pressé, enveloppé (pas gros au sens strict du terme), efficace au travail, mais peu travailleur, et avec un satané appétit sexuel sans doute dû à un excès de testostérone.

Je n' ai jamais...Non, jamais. Si je devais le faire, j' aurais peut-être peur. De ne pas être à la hauteur. Et dans le même temps, j' ai aussi peur qu' après y avoir goûté, j' en voudrais plus. Si je ne sais pas le faire, je ne me considèrerait pas comme un homme. Et si j' y arrive, j' ai peur de devenir accroc. Quel genre de mec se pose ces questions ?

Sans doute un mec qui a besoin d' un psy. Les mecs sont toujours... de simples mecs. Instinctifs, primaires, limités, ils ne cherchent pas le pourquoi de tous leurs choix, ils préfèrent agir sans comprendre. Comme de bons boeufs. Combien réfléchissent vraiment à leur vie, combien cherchent à donner un sens à leurs actions ? Si ils regardent ce blog, y en a - t - il un seul qui lise ces lignes ? Je ne crois pas.

Dans ma tête, j' ai cette idée, Femme > Homme.
Quand je regarde mes hentaï, j' en vois pas mal faire dans le lesbiannisme. Dans les relations lesbiennes, les hommes n' ont aucun droit, ils sont rejetés comme de stupides animaux, et encore, c' est quand ils sont considérés.

Alors si une femme peut si facilement aimer d' autres femmes, se passer de chercher une relation sexuelle avec un mec pendant toute sa vie, pourquoi les hommes n' y arrivent - ils pas, eux ? Les femmes ont les oestrogènes, les hommes la testostérone. Mais la vérité, c' est que nous ne sommes pas égaux devant la Nature. L' homme est plus à l' écoute de son corps et quand il atteind la puberté, il cherche à draguer les filles. La femme ne fait rien, elle. Elle se contente de voir déambuler les prétendants, et vire les minables.

Devant cet état de fait, je me sens impuissant et faible. J' ai vécu seul toute ma vie, sans aucun proche ni ami d' aucune sorte, et même comme ça, isolé de toute humanité, incapable de sentiments autres que la haine, j' éprouve du désir devant des femmes. Et elles n' éprouvent rien. Elles ont encore moins de sentiment que moi, pas même du désir.

Alors je complexe. Je ne pense pas être capable de relations approfondies avec d' autres filles. Je peux parler à une ou deux d' entre elles, un groupe même, mais le lit, non, j' ai peur, je suis terrorisé.

Vivre seul jusqu' à ma mort. J' ai beau savoir que c' est ainsi que je finirais, je n' arrive pas à l' accepter. Je m' imagine qu' il existe des filles avec qui on pourrait s' entendre, mais j' accorde si difficilement ma confiance, maintenant, que c' est devenu l' inverse dans ma tête. Elle doit me faire confiance pour qu' il y ait réciprocité, et c' est elle qui monte le niveau de confiance selon ce qu' elle place entre mes mains.

Dur, de vivre en monstre.

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